Strattera (atomoxétine)

Strattera contient de l’atomoxétine, un médicament utilisé pour traiter le TDAH. Il peut aider à maintenir l’attention et à réagir de manière moins impulsive. Son effet se construit progressivement, dans le cadre d’un traitement qui comprend un accompagnement et des contrôles réguliers. Voici ce que cela signifie pour la prise, les effets indésirables et la vie quotidienne.

  • Substance active : atomoxétine.
  • Famille : médicament non stimulant utilisé dans le TDAH.
  • Forme : gélules à prendre par voie orale.
  • Dosages du tableau de prix : 10, 18, 25 et 40 mg.
  • Délivrance : sur prescription médicale.

Dans quels cas Strattera est-il utilisé ?

Le TDAH, ou trouble déficitaire de l’attention avec hyperactivité, peut rendre difficiles l’attention prolongée, l’organisation des activités ou le fait de retenir une impulsion. L’atomoxétine freine la recapture de la noradrénaline, une substance qui permet aux cellules nerveuses de communiquer. Elle peut ainsi aider à mieux contrôler les symptômes du TDAH. Strattera n’est pas un antidépresseur : son indication officielle est le TDAH, et non le traitement de la dépression.

L’indication officielle concerne les enfants à partir de 6 ans, les adolescents et les adultes. Chez l’adulte, les symptômes doivent avoir été présents dès l’enfance et perturber nettement le fonctionnement quotidien. Un médecin spécialisé évalue la situation : une fatigue, du stress ou des difficultés de concentration ne suffisent pas à justifier de commencer Strattera de sa propre initiative.

Le médicament fait partie d’un ensemble de mesures. L’accompagnement, l’organisation des tâches et des adaptations à l’école ou au travail restent utiles. L’objectif est de mieux fonctionner au quotidien ; le traitement ne fait pas disparaître à lui seul toutes les difficultés.

Quand peut-on constater une amélioration ?

Strattera agit progressivement. Plusieurs semaines peuvent être nécessaires pour bien évaluer son effet. Une journée où vous remarquez peu de changement ne signifie donc pas forcément que le traitement est inefficace. Prendre une dose supplémentaire pour accélérer le résultat n’est pas une solution.

Au début, convenez des changements à observer : terminer une tâche devient-il plus facile, suivez-vous mieux une conversation, réagissez-vous moins vite sous le coup d’une impulsion ? Notez aussi le sommeil, l’appétit et les difficultés liées à la prise. Ces repères aident le médecin à évaluer à la fois le bénéfice et les désagréments, même lorsque les progrès sont encore discrets.

En cas de symptômes importants, n’attendez pas le prochain contrôle. Un changement inhabituel de l’humeur ou du comportement doit être signalé rapidement, même si la concentration s’améliore déjà.

Comment prendre Strattera ?

Suivez votre ordonnance et la notice de votre propre boîte. Les gélules s’avalent entières avec de l’eau, pendant ou en dehors des repas. Gardez des horaires réguliers ; un rappel sur le téléphone peut aider à suivre les prises. Chez l’enfant, un adulte accompagne la prise du médicament.

Le médecin peut prescrire une seule prise le matin ou répartir la dose quotidienne entre le matin et la fin de l’après-midi ou le début de soirée. Ne passez pas vous-même d’une à deux prises. Le schéma dépend notamment de l’effet obtenu, des nausées et de la somnolence.

Ne pas ouvrir, écraser ou mâcher les gélules. Leur contenu peut irriter les yeux et ne doit pas être mélangé aux aliments. Si de la poudre entre dans un œil, rincez immédiatement avec de l’eau et demandez un avis médical. Lavez aussi les mains ou la peau qui ont touché le contenu. En cas de difficulté à avaler, consultez le pharmacien avant de modifier la forme du médicament.

Que signifient les dosages de 10, 18, 25 et 40 mg ?

Ils indiquent la quantité de substance active par gélule, et non quatre traitements entre lesquels choisir librement. La dose quotidienne adaptée varie selon la personne. Le poids joue un rôle important chez l’enfant ; chez l’adulte, des problèmes de foie ou d’autres médicaments peuvent notamment nécessiter un schéma adapté.

La notice belge de Strattera indique habituellement 40 mg par jour comme dose initiale chez l’adulte, pendant au moins sept jours. Le médecin peut ensuite prescrire une autre dose. Les dosages présentés dans le tableau ne couvrent donc pas toutes les doses quotidiennes possibles, et 40 mg n’est pas automatiquement la dose maximale du traitement. Cette explication ne constitue pas un programme pour augmenter vous-même les prises ; le prix le plus bas ne doit pas guider le choix du dosage.

Une prise oubliée ou une quantité excessive ?

Selon la notice, prenez la dose oubliée dès que possible, mais sans dépasser la dose quotidienne totale prescrite sur une période de 24 heures. Ne prenez pas de dose double. Si vous ne savez plus combien vous avez pris ou comment reprendre votre horaire, demandez au pharmacien une consigne adaptée à cette journée.

Vous en avez pris trop ? Contactez immédiatement un médecin, un pharmacien ou le Centre Antipoisons au 070 245 245. Gardez la boîte à portée de main et indiquez la quantité ainsi que l’heure de la prise. N’attendez pas l’apparition de symptômes. Appelez le 112 en cas de danger vital immédiat, par exemple une perte de connaissance ou de graves difficultés respiratoires.

Repas, alcool, digestion et sommeil

Alimentation, appétit et digestion

Il n’est pas nécessaire d’être à jeun pour prendre Strattera. Un horaire lié à un repas peut faciliter la routine. Des nausées, des douleurs abdominales, une constipation ou une baisse de l’appétit sont possibles. Repérez à quel moment les problèmes apparaissent et si vous continuez à manger et à boire suffisamment : cela permet de discuter plus précisément des adaptations possibles.

En cas de constipation, boire suffisamment, manger des aliments riches en fibres et bouger peuvent aider. Des douleurs persistantes, des vomissements répétés ou une perte de poids nette doivent être évalués. Chez l’enfant, le poids et la croissance sont surveillés : une baisse des apports alimentaires ne doit pas être laissée sans suivi pendant des mois. Une bouche sèche peut aussi être gênante ; buvez un peu d’eau régulièrement et veillez à l’hygiène buccale.

Sommeil, énergie et conduite

Certaines personnes se sentent somnolentes ou étourdies, alors que d’autres dorment moins bien. Notez l’heure de la prise et celle de la gêne. Le médecin pourra déterminer si l’horaire ou la répartition des prises doit changer. N’ajoutez pas un somnifère de votre propre initiative et ne prenez pas une dose supplémentaire pour combattre la fatigue.

Ne conduisez pas et n’utilisez pas de machines si vous êtes somnolent, fatigué ou étourdi. Soyez aussi prudent à vélo dans la circulation tant que vous ne connaissez pas votre réaction. Levez-vous doucement si vous avez la tête qui tourne et asseyez-vous lorsque vous sentez que vous pourriez perdre connaissance.

Alcool et caféine

Parlez de votre consommation d’alcool au médecin ou au pharmacien dès le début du traitement. L’alcool peut perturber le sommeil et la concentration ; une somnolence ou des vertiges demandent une prudence particulière. Ne l’utilisez pas pour résoudre un problème de sommeil lié au traitement. Signalez aussi la quantité de café ou de boissons énergisantes que vous consommez, surtout en cas de palpitations ou de mauvais sommeil. Votre situation et vos symptômes comptent davantage qu’une promesse générale selon laquelle une quantité donnée serait sans risque pour tout le monde.

Quels effets indésirables méritent une attention particulière ?

Chez l’adulte, la notice mentionne notamment les nausées, la bouche sèche, les maux de tête, la diminution de l’appétit et les troubles du sommeil. La tension artérielle et le pouls peuvent aussi augmenter. Chez l’enfant, les douleurs abdominales, les vomissements et la somnolence sont particulièrement à prendre en compte. Les réactions varient : certaines s’atténuent avec le temps, d’autres nécessitent une adaptation du traitement.

Signalez également les problèmes parfois difficiles à aborder : baisse du désir, difficultés d’érection ou d’orgasme, ou difficultés pour uriner. Ils peuvent être liés au traitement et méritent une évaluation. Si vous ne parvenez plus du tout à uriner, demandez rapidement une aide médicale.

Demandez immédiatement une aide médicale devant des signes graves.

  • Idées d’automutilation ou de suicide, hallucinations, agressivité importante soudaine ou changement marqué du comportement. Les parents et les proches peuvent aider à les repérer ; les jeunes patients demandent une vigilance particulière.
  • Douleur dans la poitrine, évanouissement, pouls très rapide ou irrégulier, ou convulsions.
  • Gonflement du visage ou de la gorge, difficultés respiratoires importantes ou autre réaction allergique grave.
  • Fièvre avec confusion, transpiration, tremblements ou raideur musculaire. Cette association peut correspondre à un syndrome sérotoninergique, notamment avec certaines combinaisons de médicaments.
  • Érection prolongée et douloureuse : n’attendez pas qu’elle disparaisse spontanément.

Appelez le 112 en cas de danger vital immédiat. Pour des symptômes aigus, rendez-vous aux urgences ou faites-vous accompagner ; ne conduisez pas vous-même si vous vous sentez mal.

Surveillez aussi les signes d’un problème de foie. Arrêtez Strattera et contactez immédiatement un médecin si vous présentez un des signes suivants : urines foncées, jaunissement de la peau ou du blanc des yeux, douleur à droite sous les côtes, nausées inexpliquées, fatigue, démangeaisons ou symptômes grippaux. Ces signes peuvent indiquer un problème de foie. Ne les considérez pas automatiquement comme de simples désagréments du début du traitement.

Autres médicaments et précautions importantes

Avant de commencer, fournissez la liste complète de vos médicaments et compléments. Faites aussi vérifier les produits que vous prenez occasionnellement. Une association peut augmenter la quantité d’atomoxétine présente dans l’organisme ou agir davantage sur la tension, le rythme cardiaque ou l’humeur.

Ne pas associer Strattera à un IMAO. Il faut attendre au moins deux semaines après l’arrêt d’un inhibiteur de la monoamine-oxydase avant de commencer Strattera. Inversement, après l’arrêt de Strattera, il faut attendre au moins 14 jours avant de prendre un IMAO. Le médecin doit organiser ce changement.

La fluoxétine, substance active de Prozac, fait partie des associations importantes à examiner. La paroxétine, la quinidine ou la terbinafine peuvent également nécessiter une réévaluation de la dose. Signalez le début comme l’arrêt de l’un de ces médicaments. Strattera et un antidépresseur ne sont pas interchangeables.

Faites également contrôler les antidépresseurs, le tramadol, les antimigraineux de la famille des triptans, les traitements de la tension ou du rythme cardiaque et certains produits contre la toux ou le rhume. Le salbutamol administré par la bouche ou par injection est aussi concerné. Cette liste n’est pas exhaustive ; le pharmacien peut vérifier votre association précise.

Strattera ne convient notamment pas en cas d’allergie à ses composants, de glaucome à angle fermé, de certains problèmes graves du cœur ou des vaisseaux du cerveau, ou de phéochromocytome, une tumeur rare de la glande surrénale. Signalez aussi des convulsions antérieures, un problème de foie, une manie, des symptômes psychotiques ou de fortes variations de tension. Mentionnez les décès soudains inexpliqués survenus dans votre famille.

Contrôles, grossesse et arrêt du traitement

Le médecin contrôle la tension et le pouls avant le traitement, lors d’un changement de dose et ensuite au moins tous les six mois, parfois plus souvent. Chez l’enfant et l’adolescent, la taille et le poids sont suivis. Ces rendez-vous restent nécessaires lorsque vous vous sentez bien : une tension plus élevée ne provoque pas toujours de symptômes perceptibles.

Discutez à l’avance d’une grossesse, d’un projet de grossesse ou de l’allaitement. La notice réserve l’utilisation pendant la grossesse aux situations où le médecin la juge indiquée. En cas d’allaitement, le choix entre le traitement et l’allaitement doit être discuté. Ne modifiez pas votre traitement de votre propre initiative ; contactez le médecin à temps pour établir une conduite adaptée.

Strattera ne doit pas automatiquement être pris indéfiniment. Le médecin réévalue son utilité lors d’un traitement prolongé, notamment après plus d’un an. Selon la notice, l’arrêt ne provoque généralement pas d’effets indésirables de type sevrage, mais les symptômes du TDAH peuvent réapparaître. Convenez donc du moment de l’arrêt et de la manière d’en suivre les conséquences. Ne décidez pas de prendre une gélule uniquement les jours de travail chargés.

Comment conserver Strattera ?

La notice officielle des gélules Strattera ne prévoit pas de conditions particulières de conservation. Gardez le médicament hors de la vue et de la portée des enfants, avec son emballage et sa notice. Ne l’utilisez pas après la date de péremption : EXP correspond au dernier jour du mois indiqué. Rapportez les médicaments inutilisés au pharmacien ; ne les jetez ni dans les eaux usées ni avec les déchets ménagers. Pour un autre conditionnement, suivez ses propres consignes de conservation.

Prix de Strattera : 10, 18, 25 et 40 mg

Strattera 10 mg
GélulesPrix
3034,50 €
6056,39 €
9084,48 €
120109,19 €
Strattera 18 mg
GélulesPrix
3044,11 €
6072,59 €
90106,56 €
120139,09 €
Strattera 25 mg
GélulesPrix
3052,19 €
6085,83 €
90125,76 €
120165,12 €
Strattera 40 mg
GélulesPrix
3094,50 €
60165,05 €
90240,96 €
120312,03 €

Livraison : dans toute la Belgique et dans le nord de la France sous 4 à 9 jours. Livraison gratuite pour les commandes supérieures à 200,00 €.

Prix et conditions de livraison communiqués par le partenaire le 13 septembre 2026. Les nombres indiquent les quantités proposées ; ils ne confirment ni des conditionnements autorisés en Belgique ni le stock. Le remboursement n’est pas précisé.

Questions fréquentes sur Strattera

Strattera est-il un antidépresseur ?

Non. L’atomoxétine agit sur la noradrénaline, mais l’utilisation de Strattera concerne le TDAH. Un mécanisme en partie commun ne rend pas plusieurs médicaments adaptés à la même maladie. Des symptômes dépressifs nécessitent une évaluation distincte ; ne remplacez pas un antidépresseur par Strattera.

Puis-je le prendre uniquement les jours où j’ai beaucoup à faire ?

Ce n’est pas la manière prévue de l’utiliser. L’effet se construit progressivement et le médecin évalue un schéma suivi régulièrement. Discutez d’une éventuelle pause, par exemple pendant les vacances, pour savoir quoi observer et comment reprendre si nécessaire.

Que faire si je n’arrive pas à avaler la gélule ?

Ne l’ouvrez pas et ne la mâchez pas : la poudre peut irriter les yeux et le contenu n’est pas destiné à être administré autrement. Demandez au pharmacien quelle solution convient à votre prescription. La disponibilité d’une autre forme doit être vérifiée séparément.

Un dosage plus faible est-il toujours mieux toléré ?

Le dosage de la boîte ne décrit pas à lui seul la dose quotidienne totale ni la quantité qui reste dans l’organisme. Les autres médicaments, le fonctionnement du foie et, chez l’enfant, le poids comptent aussi. Un dosage plus faible n’est donc pas une raison pour modifier vous-même votre schéma.

Et si la pharmacie propose de l’atomoxétine sous un autre nom ?

Strattera est une marque d’atomoxétine. Le CBIP belge répertorie aussi Atomoxetine Arega. Le pharmacien doit vérifier que le produit disponible convient à l’ordonnance, à la substance, au dosage et à la forme nécessaires. Une marque ou un tableau de prix ne suffisent pas à établir que deux conditionnements sont interchangeables.

Sources et notice

Mise à jour le 14 septembre 2026. Informations générales ; votre ordonnance et la notice de votre propre médicament restent les références pour son utilisation.